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La 1ère Communauté Médicale
médecine - pharmacie - odontologie - maieutique

Dimitri - Marseille - 2011/2012

1. Quelle fac, quelle année ?
Fac de Marseille Timone, année scolaire 2011/2012

2. Numerus clausus ?
Médecine : 315
Odontologie : 72
Maïeutique : 32
Pharmacie : 149

3. Bizuth ou carré ? Votre Classement ?
Primant, classé 298 en médecine.

4. Votre bac ? Spécialité ? Votre mention ? Année ?
Bac S spé maths, mention AB en 2009/2010

5. Votre niveau au lycée ?
Assez brillant, je tournais à 15 de moyenne dans un lycée plutôt au dessus de la moyenne, toujours classé entre 2ème et 5ème de la classe avec des points forts sur les matières scientifiques et l’histoire. ( Je tiens à préciser que rien ne laissait présager une réussite évidente en médecine au vu de mes méthodes de travail exécrables -révisions en panique toujours la veille- et de ma motivation pour les études.)

6. Etiez-vous en avance en classe ? A quel âge êtes-vous rentré en PACES ?
Ni d’avance ni de retard au lycée, cependant j’ai fait une année de prépa HEC dans un lycée top 10.

7. Logement personnel ou familial ?
Il fut personnel et dans une résidence étudiante. Les prix y sont excessivement chers (500e/mois sans bourse pour 18m²) et on y trouve des inconvénients. L’ambiance y était délétère, on sentait d’une part la pression que certains se mettaient et d’autre part le manque de sérieux de la généralité ! en effet, en médecine on trouve beaucoup de touristes qui n’ont pas compris où ils ont mis les pieds. Cela n’aurait pas posé de problèmes s’ils n’avaient pas passé l’année à inviter les collègues, mettre de la musique à fond, téléphoner dans les couloirs... D’ailleurs faudra qu’on m’explique le fond de leur pensée sur la chose parce que faire raquer ses parents à 500e/mois... Bref ce type de logement vous expose à des risques, N’HESITEZ PAS A REGLER LES PROBLEMES. Rien ne vaut une explication rapide au profit d’un travail plus sain par la suite ( je vous passe la description de mes heures passées à cogiter à la manière dont j’allais leur casser la gueule XD).
Si vous êtes boursiers, n’hésitez pas une seule seconde pour la cité U, j’ai eu l’occasion d’y faire des tours, elle est studieuse à mon gout, les gens y ont plus faim.
J’aimerais préciser pour terminer ce paragraphe que vous devez EVITER de tomber dans l’arnaque classique des résidences qui vous laissent réserver à l’avance pendant l’été et donc vous font payer les mois de l’été. Ils ont pas arrêté de mettre la pression sur une soi disante surdemande de logement. J’en ai vu payer 2000e (de mai à août) pour être sur d’acquérir l’appart alors que des logements étaient vacants durant toute l’année.

8. Durée du trajet domicile-fac ?
Optimale, 10 minutes à pied pour y aller, ça donnait le temps de faire le vide, une sorte de coupure pas si banale que ça quand on passe son temps à se bourrer le crâne d’informations. A mon avis, votre temps de trajet devrait être entre 10 et 30 voire 40 minutes. Plus, ça vous fait évidemment perdre du temps, et moins, c’est pas assez pour se décontracter ( NE NEGLIGEZ PAS LES PAUSES, elles sont primordiales)

9. Avez-vous une méthode de travail bien précise ?
Oui, d’ailleurs si vous n’aviez qu’un seul paragraphe à lire de mon article, ce devrait être celui ci. Je vais vous expliquer une méthode précise qui m’a permis de passer de la 550 à la 298ème place ( +252 places, très peu ont cru en une éventuelle réussite après mes résultats insuffisants du premier semestre pour réussir médecine.) Elle m’a été expliquée par un ami qui est classé 110ème ( et ce n’est pas un Einstein surdoué, loin de là !!).
Le matin, j’allais en cours pour prendre note des 4h d’enseignement.
je partais manger ( j’ai beaucoup aimé le RU, simple, rapide, pas cher et convivial)
je reprenais le boulot vers 13h30 ( ça dépend de vous, mais n’abusez pas dans un sens, vous allez soit perdre trop de temps soit finir complètement farci avant les exams sans pauses.)
Pendant 4h, (jusqu’à 18h avec des pauses cumulées à 30minutes) je pratiquais ce schéma :
-Perfectionnement de la qualité du cours : surligagne, soulignage, blanco etc...
-Compréhension
-Apprentissage ( comme un débile.)
j’utilisais ce schéma pour 2h, donc 2 fois dans la journée. Il faut avoir absolument compris son cours le jour même parce qu’après, ben c’est plus frais et donc plus dur à refaire les raisonnements. Il n’est pas nécessaire de connaitre le cours par coeur le jour même ( IMPORTANT). PRIVILEGIEZ TOUJOURS LE TEMPS. C’est vraiment votre pire ennemi, tant pis si vous n’avez pas fini d’apprendre, c’est même tout à fait normal au bout de 2h seulement.
Au niveau de la méthode d’apprentissage, je faisais jamais de fiches parce que je n’ai pas compris l’intérêt de résumer un cours vu que les items au concours ne portent pratiquement que sur des détails. Un tableau pour des trucs impossible à apprendre m’ont été utiles. J’en faisais que j’accrochais sur mon tableau aimanté qui faisait face à mon bureau, c’est super utile pour réapprendre sans arrêt des trucs ultra balèzes.
Si j’étais seul, soit je refaisais les raisonnements entiers dans ma tête, soit je reécrivais le cours page par page ( pas à la virgule près bien sur), ce qui est chronophage donc attention, soit je faisais du Théâtre ( véridique !) c’est à dire que je faisais comme si j’étais un prof qui expliquait le cours à ses élèves en faisant les cent pas. Si j’étais dans un lieu public, ben méthode classique, je relisais et refaisais le cours dans ma tête.
Il n’est PAS NECESSAIRE d’avoir compris le cours à 100% !!!!!!!! ce fut mon plus grand défaut de l’année ! Ca ne sert strictement à rien de cogiter sur une incohérence ou un raisonnement incompréhensible ! Ici on sélectionne ce qui ont eu le plus d’abnégation à l’apprentissage, certainement pas les plus intelligents ! n’oubliez jamais cela !! comprendre, ça sert juste à mieux mémoriser, si vous mettez plus de temps à comprendre qu’à apprendre, le fait de comprendre vous dessert !! alors apprenez bêtement la partie bizarre. Comprendre que ça ne sert à rien de tout comprendre et apprendre des parties comme un âne, c’est faire preuve de beaucoup d’intelligence..
Au pire j’envoyais des sms aux amis pour comprendre des parties mais jamais sans m’acharner parce que je les gonflais à force ( normal en même temps quand tu reçois 20 sms de l’heure !) et parce qu’une fois de plus, c’est une perte de temps.

Bref, à 18h, on passe à la partie révisions. Il s’agit de revoir des cours déja vus en 30/45 min. Ca donne donc la possibilité de faire en 4h de 5 à 8 cours. Là on met son cerveau de coté et on réapprend le plus de choses. Le travail doit être de quantité et pas de qualité ! apprenez comme un ogre et soyez efficaces ! je remarquais que quand je me mettais la pression avec le temps ( utilisation du chronomètre) j’étais beaucoup plus efficace. RIGUEUR avec le temps est maître mot. Je revoyais des gros packs d’une matière précise du style le quart de la bio cellulaire, une grosse partie de biophysiques une autre fois... Je me rappelle qu’on s’appelait avec des amis le soir pour voir celui qui en avait fait le plus. Comme ils étaient sérieux je savais qu’ils révisaient pas n’importe comment et ça pouvait vraiment faire étalon et facteur de motivation.

Le samedi, on revoit tous les cours de la semaine ! comme j’avais tout le temps 10 cours, je consacrais en moyenne 1h15 par cours vus dans la semaine ( c’étais donc la 2ème fois que je revoyais le cours, il me fallait donc pas mal de temps, plus que pour les 3eme, 4eme, 5eme ...fois du soir). Je modulais le temps selon la difficulté du cours.

Le dimanche, je révisais mon écurie du lundi et celle du vendredi, j’avais donc 2 UE à bosser à fond, il fallait donc en faire beaucoup. Le week end, c’est pas fait pour se reposer, c’est là que je pouvais prendre de l’avance sur les autres ! Comme je rentrais pratiquement jamais chez moi ( à 1h de Marseille) je pouvais me consacrer pleinement au travail.

A mon gout, et cela me parait essentiel, il faut privilégier la QUANTITE sur la qualité. ça peut paraître paradoxal avec la branche scientifique, mais c’est vraiment une méthode qui marche. Au 1er semestre, il y avait des cours que j’avais revu que 3/4 fois, et ben je l’ai beaucoup regretté ! Dans une émission à la télé, ils avaient comparé les performances mémorielles de 2 enfants. Celui qui avait revu le plus de fois mais en moins de temps les informations avait carrément explosé celui qui l’avait revu que quelques fois mais très longtemps. J’ai donc revu plein de fois les cours et ça m’a allégé le travail de révision qui est gigantesque si on fait pas préalablement ce travail de répétition débile.

10. Combien de temps travailliez-vous par jour ?
Si on excepte les petites sorties ou les baisses de motivation qui me faisaient rêvasser, on va dire 12h/jour (cours compris en semaine). La question reste piégeuse ici, le plus important, c’est la qualité de travail. Il faut pas confondre la qualité de travail et la quantité de cours au boulot. Je m’assurais vraiment que je travaillais efficacement sans rêver, sans penser à autre chose, ou à prendre des pauses inutiles. Ca a été très dur surtout dans la période 14/16h ou t’as tout le temps envie de dormir ! j’ai donc pas hésité à perdre une demi heure pour une sieste de temps en temps, je pense que c’était intelligent et salvateur.

11. Aviez-vous commencé à travailler avant la rentrée pour prendre de l’avance ?
Oui, à Marseille, le cours de Bio cellulaire consiste en un livre monstrueux de 600p quasi inapprenable. J’étais tellement motivé que ça m’a pas mal aidé, j’ai même fait un résumé de 60 pages (c’est mon exception au niveau des fiches parce que là c’est un enfer). Je pense que c’est un vrai plus d’apprendre à l’avance des infos surtout si elles sont totalement conformes au cours. Mais ceci se réserve à ceux qui sont ultra motivés parce qu’il faut absolument tenir le choc tout le semestre et c’est pas du tout évident. De plus, je sortais d’un échec en HEC donc j’étais plus que déterminé. Alors je comprends ceux qui remettent à plus tard en sortant du bac, et ce sera pas préjudiciable, rassurez vous ! ne tombez pas dans la psychose, ça se joue pas là ce concours de médecine. La seule chose à faire pendant les vacances, c’est vraiment de se renseigner à fond sur l’année pour pas arriver pommé et surtout avoir d’entrée UNE METHODE DE TRAVAIL QUI MARCHE. Je m’estime rescapé parce que je suis tombé sur de supers amis qui m’ont de suite mis au parfum des méthodes à utiliser. Sans eux, j’aurais clairement jamais réussi à m’adapter à temps. C’est une course contre la montre, il faut être neuf et frais à la rentrée et fixé sur le plan de travail qu’on va s’efforcer de réaliser.

12. Arriviez-vous à vous situer par rapport aux autres pendant l’année ?
Oui, grâce à l’écurie qui comptait à peu près 600 élèves sur Marseille. On m’a raconté qu’il fallait multiplier mon score par 3 ou 4 pour avoir mon classement. Ca s’est d’ailleurs vérifié. Avec cet outil, je pouvais de suite savoir si j’étais dans le bon ou dans le mauvais voire très mauvais. Si vous prenez une écurie, prenez en une où il y a du monde pour que votre classement ait une signification. J’ai un ami qui racontait qu’il était toujours dans les 5 premiers sur 40, ben au final il est pas passé.

13. Aviez-vous une idole, un modèle pour réussir cette année ?
Oui, j’ai eu la chance de me trouver un job de brancardier dans un hôpital. C’était vraiment le top ! avec ce boulot, je pouvais fréquenter les malades et donc me rendre compte de la beauté des métiers de la santé qui offrent des occasions de partage et d’entraide très plaisantes, mais aussi le personnel médical qui fut intéressant et sympa dans l’ensemble. En enchaînant 3 hôpitaux j’ai put avoir des affinités avec une vingtaine de docteurs qui m’ont servi de modèles tout le long de l’année, je pensais à eux quand je flanchais, ils m’ont vraiment servi de comburant durant cette année. Donc pour ceux qui ont encore le temps, trouver un job dans le milieu médical peut vraiment renforcer la motivation, rappeler pourquoi on est là quand on a envie de tout lâcher parce que le concours est débile, parce que les profs s’en tapent des cours, parce que l’esprit de compétition est trop pesant... et j’en passe beaucoup.

14. Connaissiez-vous Remede avant d’entrer en PACES ?
Oui, j’ai découvert le site l’été dernier alors que je recherchais des infos comme des reportages tel celui que je suis en train d’écrire.

15. Avez-vous quand même l’impression d’avoir eu de la chance aux examens ?
Uhm, je suis assez partagé sur la question. On peut pas parler de chance quand on voit la quantité de choses qu’on apprend à longueur de journée. Cependant c’est évident que quand on a des livres de 600pages, on est forcément prenable sur des détails. En tant que primant il y a donc toujours une part de chance mais il vaut mieux la négliger le plus possible en apprenant tout, EN NE FAISANT JAMAIS D’IMPASSE. Après, pour les doublants, la chance, ça devrait plus exister !

16. Avez-vous pris des cours annexes pendant votre 1ère année ?
Oui, j’ai été à une écurie qui m’a fait payer 2000e à peu près.

17. Pourquoi ?
Pour plusieurs raisons. Soyons clair, c’est une arnaque. On te promet monts et merveilles mais la réalité c’est qu’on se fout de ta personne. Pour faire un QCM, il faut juste réécrire des phrases et changer des mots de temps en temps, c’est tout. Cependant, malgré le fait que ce soit une arnaque (que je ferais interdire si j’étais président pour préserver l’égalité XD), l’écurie présente des avantages :
-  Je pouvais voir en tant réel si mon travail suffisait, s’il fallait en faire plus ou si je tenais le bon bout.
-  ça me faisait sortir, je voyais des visages, me déplaçait (n’oubliez pas, en médecine on n’a pas de vie sociale, si on travail seul chez soi, on ne voit des gens que pendant les cours)
-  Des salles de travail étaient aménagées. C’est pour moi l’avantage numéro 1. Les salles étaient ni trop grandes ni trop petites (10-20 personnes en capacité) donc ni trop de bruit ni pas assez pour rêver. Donc choisissez une écurie avec des salles de travail, c’est capital.

Conclusion, l’écurie c’est dégueulasse mais c’est malheureusement un mal nécessaire si on veut réussir. (On peut bien sur réussir sans mais ça devient plus corsé quand même. L’écurie de la fac convient pour des petits budgets, on fait moins de QCM ( 20 dans l’heure contre 60 dans une prépa de fou) mais ça reste plutôt anecdotique, et vous êtes assurés (je pense) d’avoir un tuteur, cela peu beaucoup servir. Je dirais donc que si vos parents sont aisés, optez pour une grosse écurie ( ATTENTION ; LA PLUS CHERE N’EST PAS FORCEMENT LA MEILLEURE) mais pour un budget moyen ou faible, la prépa de la fac suffit, c’est de toute façon pas ça qui décidera de votre sort, mais vous l’avez certainement compris. De plus, quelques amis ont utilisé les prépas par internet, et ils ont en été très content, ils ne perdaient pas de temps de déplacement et ils avançaient vraiment au rythme qu’ils voulaient mais je réserverais cet usage aux élèves très autonomes

18. Avez-vous travaillé seul(e) ?
Au premier semestre oui. Ma motivation était tellement forte que oui, j’y arrivais sans problème. Cependant, je n’ai pas pu regarder réellement comment les autres travaillaient, ( On apprend en effet beaucoup en regardant les autres faire, il faut vraiment s’efforcer de recueillir des infos utiles pour les méthodes un peu partout). Le fait de se cloîtrer chez soi correspondait à ma personnalité mais elle m’a desservi. J’arrivais vraiment pas à travailler avec des gens autour, étant toujours obligé de délirer avec les amis ou de matter les jolies filles ^^. Mais en allant dans de petites salles, et sans amis tout en me forçant, j’arrivait petit à petit à m’habituer et à faire de la compétition ( je jouais à celui qui restait le plus longtemps dans la salle avant de partir avec des gens à qui j’ai jamais adressé la parole). Bien sur j’ai varié les salles et donc les têtes d’en face, je pouvais donc éviter de tomber dans la monotonie ( en allant à la BU, à la prépa, à la salle de la cité u, à la bibliothèque municipale entre autres). J’ai perdu beaucoup de temps quand j’allais avec des amis car on pouvait pas s’empêcher de rigoler et donc perturber tout le monde mais au final ça remontait bien le moral. Je suis pas sur qu’on tienne en étant sérieux h 24. Mais ça reste mon avis.

19. De quel milieu êtes-vous issu(e) ?
Plutôt aisé, mère infirmière et père anesthésiste, vous penseriez donc que je baigne dans le milieu médical depuis tout petit mais c’est faux, j’ai toujours plus ou moins rejeté ces professions (forme de rejet de l’autorité familiale...). Quand j’ai annoncé à mon père que je voulais faire médecine, il a été pendant un moment très réticent parce qu’au premier abord, mon profil ne collait pas du tout ( j’étais plus destiné à faire des maths sans trop me fouler) mais finalement ça l’a fait. Je peux donc dire qu’il n’y a pas nécessairement besoin d’avoir une passion innée pour la médecine afin de réussir.

20. Vos conseils aux futurs 1ères années ?
Ouf, il y en a tellement ! je me suis efforcé d’en distiller le plus possible tout au long du billet et donc, sur ce paragraphe, je vais rester généraliste. Je dirais donc qu’il faudra vraiment beaucoup de courage, de motivation , d’abnégation pour réussir !
Peu importe votre note du bac, mention j’sais pas quoi et tout le baratin. Ici on repart de zéro, si vous vous donnez à fond il y a de très bonnes chances que vous réussissiez. J’ai des amis (allez, j’ose le dire) qui sont franchement bêtes mais qui, à force de volonté, sont arrivés à passer. Honnetement, une personne sans trop de capacités qui travaille comme un fou pendant 2 ans a de très grandes chances de l’avoir c’est sur ( en prépa je vous aurai dis clairement non mais là, vous saisissez vraiment l’opportunité de toute votre vie). Donnez vous à fond, c’est le seul moyen de ne pas regretter, vous serez fier de vous quels que soient vos résultats.
De plus, vous devriez avoir obligatoirement une méthode de travail avant de commencer, après c’est trop tard, un retard de 2j et c’est mort (triste réalité).

21. L’ambiance dans votre amphi ?
Je l’ai appréciée. Elle était studieuse avec des moments de relachements et de délire, j’avais vraiment besoin qu’on rigole un coup de temps en temps. Tout le monde se mélange. Le plus de la fac, c’est qu’on peut varier les places voire même les amphis si quelqu’un t’insupporte par exemple XD. Je déconseille en général les propédeutiques (amphi général) parce que, en tout cas à Marseille, ce sont les plus bruillants car ils supportent de gros effectifs d’élèves, le son est mauvais alors que les amphis annexes sont très bien adaptés pour la vue du prof et des diapos.

22. Vacances ?
.3 semaines après le premier partiel. Je m’estime chanceux car des amis de Toulouse avaient ces vacances avant le partiel, ça fait mal.. Ce fut super, j’ai décidé de profiter à fond, ce qui s’est avéré productif pour la suite vu que je rentrais très frais. J’avais essayé de faire de l’anatomie mais je n’en avais pas trouvé le courage. De plus, le 2ème semestre est beaucoup plus facile que le 1er car on a 1 mois et demi supplémentaire pour apprendre la même quantité de travail donc toute avance parait inutile.

23. Sorties ?
Aucune pendant le 1er semestre et à peu près 5 durant le 2ème. C’était du style de 19h à minuit/1h pour aller voir un match de l’OM ou sortir entre amis ou avec une copine ( moment très passager ^^). Ce qui est paradoxal, c’est que j’ai bien moins travaillé au 2eme semestre (en quantité) mais pourtant, avec ma méthode, j’ai vraiment amélioré mes résultats.

24. Les Parents dans tout ça ?
Ils restaient loin, je les avais au téléphone à peu près tous les soirs en même temps que je dînais. Ils ont été évidemment un soutien moral, je les remercie d’ailleurs encore. Ma mère descendait 1 fois par mois à peu près pour faire des courses car je me préparais à manger le soir. Mon père m’aidait de temps en temps pour des éléments du cours que je n’avais pas compris mais il préférait très souvent raccrocher au nez quand il voyait que je m’acharnait pour rien, attitude très intelligente de sa part.

25. Quelle était votre attitude en cours ?
Un vrai touriste ! les gens qui me regardaient pensaient sans doute que j’étais un gros débile. Je parlais souvent, je délirais parce que j’avais quelques amis qui avaient plus ou moins laché mais je me rattrapais souvent avec des amis doublants qui me laissaient copier quelques parties incomprises. Bien sur, si je me suis permis de délirer, c’est uniquement parce que j’avais un noyau solide d’amis sur qui je pouvais compter sans en abuser ! Ne tentez surtout pas l’aventure seul, ça pourrait s’avérer très périlleux. Mais n’oubliez jamais qu’en médecine, vous avez très peu d’amis (et vous n’êtes pas là pour vous en faire !!), on est dans un concours, je le rappelle ! méfiez vous donc des autres mais sachez reconnaitre les bonnes personnes car certaines sont formidables !

26. Vous serviez-vous d’ouvrages particuliers ?
Au premier semestre, Le bio cell de base du professeur Cau car c’était la référence pour l’examen. L’ACHAT DE LIVRES ANNEXES NE SERT STRICTEMENT A RIEN. Si vous le faites, c’est pour comprendre des parties que vous avez zappé donc c’est une perte de temps ou c’est pour avoir une surcharge d’infos inutiles. Vous avez du surement le lire mais "seul ce qui est dans le cours du professeur fait foi pour le concours" donc exit tous les machins du style "100% concours", "Visa pour la p1"...
Par contre au deuxième semestre, il faut absolument se procurer des livres pour visionner l’anatomie car souvent les dessins données par les profs sont insuffisants ou parce qu’il n’y en a tout simplement pas ( cf tête et cou et petit bassin à Marseille). J’au eu une préférence très nette pour la série "KAMINA" qui sait très clairement montrer les parties ardues et simplifier au maximum les schémas pour une assimilation plus rapide.

27. Vos matières préférées ?
Je n’ai pas trop envie de m’étendre sur mes goûts au sujet des matières parce que toutes ont leur intérêt ( je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que les cours de PACES ne servent à rien, au contraire, ils constituent des fondations vraiment solides sur la santé). Je dirais simplement que j’ai beaucoup aimé la biophysique car elle demande beaucoup plus de logiques que les autres matières et l’anatomie générale parce que j’étais tellement une dinde en médecine que cette matière me convenait parfaitement pour y voir plus clair sur la complexité de notre corps humain.

28. Celles que vous détestiez ?
Il n’y en a pas vraiment eu à part la biochimie qui était vraiment trop débile comme matière ( apprentissage comme un dégénéré de la chimie organique +++++). D’ailleurs, si jamais vous avez vraiment rien à faire de vos journées d’été, demandez donc à un doublant ou L2 les formules de chimie orga données l’année dernière ( ça change pas d’une année à l’autre et c’est vraiment la partie qui vous demandera le plus de travail).

29. Quelle(s) sont(est) les(la) matière(s) qui vous ont(a) posé problème ?
ça tombe bien, j’en parlais justement ! la chimie orga est vraiment très dense à apprendre donc beaucoup de difficultés à la faire rentrer dans ma tête. Pour parer à la complexité de l’affaire, j’ai acheté un petit tableau de primaire (celui qu’on levait en l’air pour les calculs mentaux) où je répétais dessus au lieu de gaspiller du papier. La bio cell m’a beaucoup usé car beaucoup trop dense ( j’ai du avoir 3/10 à l’épreuve d’ailleurs) et trop peu productive ( beaucoup de travail pour peu de points).
Au 2ème semestre, on n’est plus dans un sprint mais dans un marathon, on n’a donc moins la pression du temps, tout semble donc plus facile à assimiler. Après, j’ai quand même eu des difficultés en anatomie tête et cou car aucun schéma et beaucoup beaucoup d’infos. Mais avec des livres et un peu de jugeote ( j’ai pas trouvé indispensable de connaitre tous les détails d’un poly de 90 pages quand on a que 8 cours de tête et cou), on s’en sort. Pour le 2ème, même si vous avez les polys, allez toujours en cours, les profs vous dévoilent indirectement ce qu’il faut savoir, la méthode bourinnage chez soi vous offre forcément la réussite mais bon, ça m’a permis de me reposer pendant que certains apprenaient des détails inutiles ( et ceci est vrai +++++++ pour la fac de Marseille)

30. Celles qui vous ont semblé faciles ?
Les biostats ( ultra simple quand on a fait une prépa avant), cependant méfiez vous, ils arrivent à sortir des dates même dans des matières mathématiques...
L’anatomie générale, les questions y sont d’un niveau exécrable ( en tout cas à Marseille) , la biophysique car le fait de raisonner sans arrêt fait gagner beaucoup de temps, et la SHS. Il vous faut apprendre des textes au mot près et en recracher un au hasard le jour du concours. Si on consacre entre 30min et 1h par soir pour les textes on s’en sort aisément le jour de l’examen. Malheur à ceux qui n’ont pas été réguliers dans l’apprentissage des textes.

31. Avez-vous travaillé avec les annales ?
Forcément. On nous a distribué l’annale de l’année dernière que j’ai faite au fur et à mesure des cours, cela me permettait de comprendre ce qu’on attendait de moi. J’ai fait un très GRAVE ERREUR : je me suis relâché sur les cours où les questions me semblaient très simples et j’ai forcé sur les cours des profs qui avaient posé des questions dures. Je me suis aperçu au final que tout avait été inversé ! ce qui était dur était passé abordable et inversement donc très mauvais choix de ma part. Pour les biostats, j’ai fait les 10 dernières annales parce que c’est une épreuve de rapidité, ça m’a été très utile à jauger la vitesse à laquelle je planchais.

32. Etiez-vous motivée ?
C’est évident, sans motivation on ne va jamais loin. Si vous n’êtes pas venu de vous même en médecine, je vous invite à bien repenser à la difficulté de l’année que vous allez endurer. Un mec avec disons 10 de moyenne au lycée aura bien plus de chances de passer qu’un avec 18 qui n’aime pas la médecine et n’est pas motivé, vous avez beau être Einstein, vous pouvez pas inventer le corps humain !

33. Au point de vue sommeil ?
Entre 7h et 8h. N’essayez surtout pas de faire comme moi si vous avez l’habitude de dormir 9h par exemple. On ne touche pas au sommeil à part un peu avant le concours avec des médicament ( merci Guron***). C’est pendant le sommeil que vous apprenez par coeur inconsciemment. D’ailleurs j’écoutais la radio ou lisais un livre pendant 15min à peu près pour pas finir la journée sur des cours ( sommeil agité garanti !)

34. Gros(se) stressé(e) ou plutôt relax ?
Relax ! Life is a joke. Ne vous prenez pas au sérieux, les stressés stressent pour rien. Si vous n’êtes pas d’un naturel tranquille, réfugiez vous dans le travail ! Après, quand il fallait travailler, j’étais au rendez vous ! il faut seulement pas se prendre la tête entre les cours et les sessions de travail si on espère tenir longtemps.

35. Pratiquiez-vous une activité sportive en PACES ? Quels étaient vos loisirs ?
Non, rien. Je faisais juste un foot à chaque fois que je rentrais chez moi soit 1 fois par mois à peu près vu que je ne pouvais absolument pas travailler chez moi. J’ai tout laissé tombé, je faisais du foot, de la guitare, de la batterie. Mais de toute façon c’est temporaire, maintenant je viens bien pouvoir rattraper le temps perdu, donc ayez de la patience, c’est un combat contre soi même !

36. Votre sentiment sur la 1ère année ?
C’est chiant, c’est nul, c’est complètement débile. Mais c’est 1 ans sur 11 donc c’est même pas un dixième de votre vie étudiante. Donc j’ai baissé l’échine, j’ai mis les mains dans le mastique et ça a marché. On s’y fait de supers amis si on cherche un peu car les difficultés rallient les gens.

37. Passer bizuth selon vous c’est... ?
Possible mais réservé aux personnes qui sont soit cadrées par des gens (médecins par exemple qui font les planning des enfants), soit des énormes bosseurs, soit des gens très doués. En médecine, soit tu es très intelligent donc tu apprends plus vite soit t’es un monstre mental et tu apprends tout en travaillant 14h par jour ( certains le font mais ça relève vraiment de qualités intrinsèques, je n’aurais jamais pu travailler à ce rythme.)

Je tiens à remercier ma famille et mes amis pour ma réussite, ma PACES fut une victoire collective. Bonne chance à tous les futurs étudiants.
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