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La 1ère Communauté Médicale
médecine - pharmacie - odontologie - maieutique

Sophie Prieur - 6ème en 96/97

Quelle fac ? Quelle année ?

C’était à Bobigny (paris XIII, en 95-96-97)

Quel bac ? Quelle mention ?

Ca n’est pas très original : bac S spécialité biologie avec une
mention assez bien.
Mais n’en déplaise à certains je ne pense pas qu’il soit nécessaire
d’avoir fait un bac S pour réussir P1, ma fac est pleine d’exemples.

Major bizut ou carré ?

Euh..pas major pour moi. J’ai pris l’option P1 en 2 ans. Un peu malgré
moi en fait. Lors de ma première P1 (année 95/96) j’ai travaillé à peu près
autant qu’au lycée, autant dire presque rien. Et
puis il y a eu 3 semaines de grève des transports, donc 3 semaines
pendant lesquelles je ne suis pas allée en cours. J’ai donc décidé de bien
prendre mes cours pour l’année d’après et de
n’apprendre que les cours du DEUG bio qui, s’ils ne sont pas validés,
coûtent des points de pénalité aux carrés (système très compliqué de
Bobigny....).
C’est donc en 96-97 que j’ai eu mon concours.

Etiez vous en avance de classe ? Quel age aviez vous en P1 ?

Là encore très très banal : pas d’avance, pas de retard, 18 ans à la
première P1, 19 la deuxième.

Aviez vous une méthode de travail particulière ? Décrivez-là ?

La première année : une petite lecture du cours par-ci par-là,
histoire de comprendre en gros. Résultat : plantage assuré aux QCM.
La deuxième année : travail tous les jours avec nombreux intervalles
de temps libre. Pas de recopiage de notes car c’est une perte de temps
énorme pour pas grand chose. Je me faisais des
questions sur tous les détails du cours, j’estimais qu’une fois que je
pouvais répondre à toutes mes questions c’est que je connaissais mon cours
par coeur.
Au 2e semestre on se faisait des QCM exactement du type de ceux du
concours, en essayant de les faire les plus vicieux possibles.

Avez vous eu l’impression de forcer vraiment pour arriver à ce niveau ?

Au début c’est dur de se mettre à bosser tous les jours, mais quand on
sait que c’est notre dernière chance, ça motive.
Et puis on prend vite le rythme, après le concours je ne savais plus
quoi faire de tout ce temps libre que j’occupais avec le travail !!

Arriviez-vous à vous situer par rapport aux autres pendant l’année ? Sentiez-vous que vous étiez vraiment dans le coup ?

Lors de ma première P1, au tout début, je pensais travailler comme les
autres, jusqu’à ce qu’un jour, je me retrouve assise à cote de 2 filles à la
bibliothèque qui se posaient des questions de
cours. Et là, j’ai réalisé qu’elles connaissaient leur cours à peu
près 10 fois mieux que moi. C’était mi-décembre, le 1er partiel était début
janvier, j’ai réalisé immédiatement l’étendue de mon
retard, et le fait qu’il était irrattrapable. Je vous conseille donc de
vous comparer aux autres dès que possible !
Je précise que nous n’avions pas d’annales à cette époque, ce qui
rendait l’auto évaluation très difficile. Je suis finalement arrivée 227e sur
600, comme quoi beaucoup sont là pour faire
figuration..
La 2e P1, j’avais l’impression de bien bosser, mais j’ai quand même eu
une grosse bonne surprise en voyant mon classement en janvier : 16e.
Au partiel de juin, je passais les matières que je préfère, j’étais
déjà bien avancée grâce au partiel de janvier, en fait je me disais qu’il
faudrait un grand malheur pour que je ne sois pas
prise. Et cela c’est effectivement plutôt bien passé puisque j’ai
terminé 6e.

Avez vous quand même l’impression d’avoir eu de la chance aux examens ?

Oui, car il y a toujours un petit truc que l’on révise à la dernière
minute, et j’ai eu la chance que ces "détails" tombent en QCM.

Dans quel état psychologique avez-vous abordé cette année ? Plutôt " force tranquille " ou plutôt gros stress ?

Pas stressée, c’est pas ma nature. C’était : si j’ai le niveau
j’aurais le concours, si je rate, c’est que je n’étais pas faite pour ça.
Certes cela faisait longtemps que je voulais faire médecine, mais ça
n’était pas la seule chose que j’envisageais.

Avez vous travaillé seul ?

La première année oui.
La 2e on était 3, on se répartissait les cours, et chacune préparait
des qcm les plus vicieux les uns que les autres. On se réunissait à la fin
de la semaine pour se les poser. Une sous-colle en
quelque sorte. Sur les trois nous sommes 2 à avoir eu le concours.

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